PHILOSOPHIE - HISTOIRE
Articles concernant la philosophie ou la recherche historique maçonnique
« Ceux qui se mêlent de philosopher s’exercent à mourir. » (Platon).
La Franc-Maçonnerie est une philosophie du dépassement de soi; c'est aussi la recherche continue du savoir et de la connaissance par un travail permanent sur soi. Elle a pour étude la connaissance du Soi et en ce sens elle est une forme de métaphysique ; une quête du centre de l’Idée, du sens de l’Être et de l’existant.
La métaphysique en effet, est une branche de la philosophie et de la théologie qui porte sur la recherche des causes, des premiers principes.
La Franc-Maçonnerie n’est ni une religion, ni une idéologie car elle combat l'ignorance, les dogmes et la tyrannie qui asservissent l'humanité. Raison pour laquelle elle est pourchassée par les idéologies totalitaires, les dictatures et les sectes. En fait, elle est un cimetière des religions ou un panthéon des ésotérismes.
« La Franc-maçonnerie, et plus particulièrement ce qui est appelé "les hauts grades", proposent une forme de synthèse d'une culture initiatique qui regroupe de nombreux archétypes, forgeant ainsi, une tradition occidentale qui est devenue le conservatoire de traditions disparues. » (Irène Mainguy, "De la symbolique des chapitres en franc-maçonnerie, rite écossais ancien et accepté et rite français : de la liberté de passage à l'envol du phénix", éditions Dervy, 2005).

"L’esprit traditionnel ne peut mourir, parce qu’il est, dans son essence, supérieur à la mort et au changement; mais il peut se retirer entièrement du monde extérieur, et alors ce sera véritablement la « fin d’un monde »" (René Guénon, La crise du monde moderne).
"Reprenons notre définition de l'Ordre : c'est une Assemblée souveraine d'hommes soumis de leur propre volonté à une règle connue de nature traditionnelle. On le sait, en effet, tout homme qui rentre dans l'Ordre maçonnique le fait librement et par sa volonté exprimée. Nos rituels insistent sur cette liberté que le candidat doit montrer face aux obligations qu'il consent à prendre lors de son initiation. Il faut être libre pour s'engager, certes, mais surtout pour accepter de s'intégrer dans l'Ordre en devenant ainsi l'homme lige de cet Ordre. Et ici il faut rappeler qu'il ne s'agit pas seulement d'un serment, serait-ce un serment de fraternité et d'honneur. Placé entre l'équerre et le compas, la main droite reposant sur le Livre Sacré, l'impétrant se lie et mieux se relie à la chaîne ininterrompue de l'initiation de métier que lui confère l'Ordre maçonnique et en même temps il devient membre de l'Ordre, partie constituante de cet Ordre. Ainsi il prend le nom de Frère sans possibilité de retour. En acceptant de rentrer dans l'Ordre, il accepte ipso facto tous les « Landmarks » (Anciens devoirs - Old charges) qui fondent cet Ordre. Mieux, il en devient le garant. D'où la signification de la pénalité inhérente à la prise d'obligation, pénalité que la mise à l'Ordre rappelle incessamment. C'est que le secret qu'il convient de ne jamais divulguer est celui-là même qui rattache le nouveau membre à l'Ordre. Secret tellement intime et inexprimable que seule l'intériorité de chacun peut en approcher le sens, puisqu'il ne s'agit ni plus ni moins à travers le corps maçonnique de reconstituer un temple à la fois intérieur et collectif, unique et pluriel; puisqu'il s'agit à travers l'Ordre maçonnique de recouvrer l'Ordre Universel."
« Si tu veux que brille la flamme, médite dans le Temple et agis sur le Forum, mais garde-toi bien de faire du Temple un Forum. » J. Corneloup.
Goethe a pu dire dans l’un de ses poèmes :