Loge maçonnique "René Guénon"

N° 76, Grande Loge Suisse Alpina, à l’Or.·. de Lausanne

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FAQ - QUESTIONS FRÉQUEMMENT POSÉES ...

FAQ

Ces articles ont pour objectif de répondre à certaines questions fréquemment posées à notre institution. Il est important, cependant, de préciser tout de suite à tous ceux qui sont persuadés que la Franc-Maçonnerie fait partie d'un complot judéo-maçonnique-illuminati mondial, qu'on leur a menti et que ce n'est pas la vérité. Que tous ceux qui estiment avoir la Vérité en eux passent leur chemin et quittent ce site car il n'est pas dans notre intention de les convertir.


 

La Franc-Maçonnerie n'est ni une religion parallèle, ni même une religion de substitution : elle ne comporte, ni prosélytisme, ni évangélisme, ni sacrements. Le Franc-Maçon utilise la méthode maçonnique pour chercher réponse aux questions essentielles, comme par exemple la différence entre le bien et le mal, l'apport d'arguments dans la recherche de la vérité universelle, la connaissance de Soi … etc.

La Franc-Maçonnerie ne se considère pas comme étant en concurrence avec les religions et les philosophies qui apportent des réponses, elle se trouve simplement du côté du questionnement. Pour les croyants, elle peut approfondir leur foi.

Dès le début, la Franc-Maçonnerie a réuni des hommes ayant des convictions différentes et qui voulaient établir des liens avec ceux qui pensaient autrement qu'eux. C'est ainsi qu'au début nous trouvons différentes convictions religieuses. Dans notre Loge toutes les opinions religieuses et philosophiques sont admises. Des personnes qui n'appartiennent à aucune religion ou à aucun groupement idéologique peuvent en faire partie.

Lire la suite : La Franc-Maçonnerie est-elle une religion ?

La Foi peut déplacer les montagnes ! C'est l'effet "placébo", bien connu des thérapeutes.

Comme toutes les loges de la Grande Loge Suisse Alpina, la Loge René Guénon travaille à la gloire du Grand Architecte de l'Univers. Les Maçons de la Loge René Guénon peuvent, dans leur for intérieur, appeler le Grand Architecte : Dieu, Allah, Élohim, Principe Créateur, Être Suprême, ou ce qu'ils désirent. Ils bénéficient ainsi d'une liberté absolue de conscience, car nul ne leur demande le sens exact qu'ils prêtent à cette formule. Il reste évident qu'il serait difficile de prétendre faire une recherche spirituelle si l'on ne croit pas vraiment à l'existence d'un monde spirituel.

Au fronton de certaines Loge il est écrit : "Ici, tout n'est que symboles".

Le site de la Grande Loge Suisse Alpina vous renseigne entre autres sur :

- l'organisation de la Maçonnerie,
- les rites,
- la bibliographie,
- les termes maçonniques.

Souhaitez-vous d'autres réponses ? Alors écrivez-nous par courriel : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.
ou à notre adresse postale :

Loge René Guénon, GLSA,
Avenue de Beaulieu 17,
1004 Lausanne (CH).

Ce fameux secret maçonnique qui fait tant jaser depuis si longtemps. Depuis trop longtemps !

Le secret maçonnique, comme tout ce qui est maçonnique, est avant tout un symbole qu'il faut décoder, décrypter, interpréter. Ce curieux symbole a plusieurs racines :

  • La première racine est historique : les Francs-Maçons opératifs étaient des hommes de métier, souvent illettrés, dépositaires d'un réel savoir-faire. Il suffit de visiter un jour une basilique comme Vézelay ou une cathédrale comme Chartres ou Reims pour se rendre compte du miracle que ces édifices constituent.
  • Les règles du métier, pour n'être ni corrompues, ni détournées, devaient être tenues secrètes. Tout nouveau maçon devait prêter serment, sous peine des sanctions les plus graves de garder inviolables tous les secrets du métier et de ne les révéler qu'à quelqu'un dûment reconnu comme maçon de métier. Pour se faire reconnaître, des mots, des signes et des attouchements secrets étaient et sont toujours d'usage.

Lire la suite : Qu'en est-il du fameux secret maçonnique ?

Culte diableCertains ex-francs-maçon, ultra-catholiques, l'affirment dans leurs livres. En fait il s'agit d'une vielle histoire qui date de l'entre-deux-guerre avec la célèbre affaire Léo Taxil. Entre 1885 et 1897, Léo Taxil met au point un canular antimaçonnique d’ampleur considérable, qui fait croire à l’existence d’un culte satanique chez les francs-maçons. Taxil va jusqu’à inventer de faux rituels, des personnages fictifs, des affaires d’abus sexuel et des complots.

En 1892, Taxil lance la revue Le Diable au XIXe siècle : “Les mystères du spiritisme : la Franc-maçonnerie luciférienne, révélations complètes sur le palladisme, la théurgie, la goétie et tout le satanisme moderne, magnétisme occulte, pseudo-spirites et vocates procédants, les médiums lucifériens, la cabale fin-de-siècle…”

La revue, truffée d’inventions qu’on appellerait aujourd’hui “fake-news”, eut un véritable succès, notamment auprès des membres de l’Eglise catholique.

En 1893, l’archevêque Leo Meurin publie La Franc-Maçonnerie, Synagogue de Satan, un livre qui réutilise les arguments de Léo Taxil. Taxil est démasqué en 1897 et avoue lui-même son imposture.

Pourtant, l’œuvre antimaçonnique de Taxil continue d’avoir un grand succès dans les milieux catholiques traditionalistes, nationalistes et antidreyfusards, et encore aujourd’hui dans les milieux d’extrême-droite.

Le fondement doctrinal de l’antimaçonnisme catholique repose sur la Constitution apostolique In Eminenti Apostolatus Specula du Pape Clément XII. Celle-ci proclamait, en 1738 : " Des hommes de toute religion et toute secte […] se lient l’un à l’autre par un pacte aussi étroit qu’impénétrable selon les lois et des statuts qu’ils ont créés eux-mêmes et s’obligent par un serment prêté sur la Bible et sous de graves peines à cacher dans un silence inviolable tout ce qu’ils font dans l’obscurité du secret. " (Cité dans Boutin P., La Franc-maçonnerie, l’Église et la modernité : les enjeux institutionnels du conflit, Paris, Desclée de Brouwer, 1998, p. 125.).

L'assimilation de la maçonnerie à une contre-Église encourage son amalgame avec l’hérésie et le satanisme. Outre l’occultisme, elle est également amalgamée par ses détracteurs au protestantisme, au socialisme et au judaïsme. En résumé, « L’antimaçonnisme est un courant polémique, apparu en Europe au XVIIIe siècle, ayant pour objet la critique de la franc-maçonnerie. S’il est convenu de faire remonter la franc-maçonnerie à la création, en 1717, de la Grande Loge de Londres, l’antimaçonnisme est pourtant antérieur. Dès 1698, un tract antimaçonnique circulait à Londres, mettant en garde les chrétiens contre la "secte diabolique". ».